Cernée par la justice, Isabel dos Santos vend des actifs européens

Les accusations de corruption et de blanchiment d’argent se font persistantes pour Isabel dos Santos présentée comme la femme la plus riche d’Afrique. Hasard du calendrier ou stratégie planifiée, la fille de l’ancien président angolais a commencé à se débarrasser de certains de ses actifs européens.

Vendredi, par exemple, la firme d’ingénierie portugaise Efacec a annoncé qu’Isabel dos Santos vendait ses 70 % de participation dans la société. Plus tôt, alors qu’elle venait de se faire éclabousser par le scandale, celle qu’on appelle également « la princesse » en Angola, a accepté de vendre ses actions dans la banque portuguaise EuroBic.

Trois personnes proches de Dos Santos ont également quitté leur siège non exécutif au conseil d’administration de la société de télécommunications portugaise NOS, où la femme d’affaire a consenti un important investissement.

Mais ces opérations de vente ne pourraient être qu’une goutte d’eau dans la marre, en tout cas si l’on s’en tient aux révélations du Consortium international des journalistes d’investigation qui a levé le voile sur les opérations financières opaques dont se serait rendue coupable la milliardaire angolaise. Ces journalistes ont exploité une fuite de 715.000 documents, entendant révéler “comment une armée de sociétés financières occidentales” ont aidé cette femme de 46 ans “à cacher des avoirs aux autorités fiscales”, accumulant selon le consortium de manière frauduleuse une fortune estimée à 2,1 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros).

“Chasse aux sorcières”

Au total, plus de 400 entreprises et filiales dans 41 pays liées à Isabel dos Santos et à son mari, Sindika Dokolo seraient concernées. Depuis, leurs avoirs ont été gelés en Angola.

Car, selon les autorités angolaises, c’est principalement l’argent de sociétés publiques notamment le géant pétrolier public, Sonangol, qui aurait alimenté les activités frauduleuses de la fille de l’ex-président. Des allégations contre les lesquelles Isabel dos Santos s‘érige en faux.

Celle qui fut proclamée première milliardaire d’Afrique par le magazine américain Forbes en 2013, avait dénoncé dès lundi auprès de BBC Afrique une “chasse aux sorcières”, destinée à les discréditer, elle et son père.

Pas de quoi freiner les autorités angolaises qui ont fait de la femme d’affaires la personne la plus recherchée de la justice angolaise.

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