Soudan: Accord politique: début d’une nouvelle ère

La première phase d’un accord politique a été signée par le Conseil militaire transitoire du Soudan et l’alliance d’opposition Forces of Freedom and Change, en présence de l’Union africaine et des émissaires éthiopiens.

Lors d’une conférence de presse mercredi, il a été annoncé que le projet de constitution serait discuté ce vendredi. Le général Mohamed Hamdan Dagalo, chef adjoint du Conseil militaire de la transition soudanais, a déclaré que l’accord était «un moment historique» et ouvrait la voie à «une nouvelle ère de coopération». L’envoyé de l’Union africaine a déclaré que l’accord marquait une « nouvelle ère » et « ouvrait la voie à la prochaine étape ». Pour sa part, l’envoyé éthiopien a déclaré que « le peuple soudanais mérite ce grand jour ». L’alliance d’opposition Forces de liberté et de changement a déclaré: « Nous devons rester à l’écart de tout ce qui divise le peuple soudanais. »

Un conseil de souveraineté composé de 11 membres, dont cinq représentent le Conseil militaire de transition, cinq des Forces de liberté et du changement et un civil, a supervisé la rédaction de l’accord. L’accord prévoit la formation d’un conseil législatif dans les trois mois suivant la formation du conseil de la souveraineté. Selon l’accord, toute personne occupant un poste officiel pendant la période de transition ne peut être élue. Un Conseil des ministres, composé de 20 membres, sera également nommé par les Forces de liberté et de changement. L’accord exige également le retrait du nom du Soudan de la liste des États qui parrainent le terrorisme, établie par le Département d’État américain, et appelle la communauté internationale à soutenir les autorités de la transition.

Il stipule aussi que les membres du conseil de la souveraineté représentant le conseil militaire de transition auront à choisir les ministres de l’intérieur et de la défense. L’accord comprend le développement de programmes destinés à réformer les organisations de l’État et la mise en place de mécanismes pour préparer l’établissement d’une constitution permanente pour le pays. Il abordera également la crise économique et les réformes juridiques et vise à œuvrer en faveur d’un développement économique durable. Il programme enfin, l’achèvement du processus de paix dans un délai de six mois.

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