Les groupes Renault et Fiat-Chrysler discutent d’un rapprochement

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Les constructeurs automobiles Renault et Fiat Chrysler s’apprêtent à annoncer qu’ils étudient un projet d’alliance pouvant aller jusqu’à une fusion des deux groupes, a appris l’AFP dimanche auprès de trois sources proches du dossier.

« Une annonce se prépare pour les prochaines heures, peut-être demain (lundi) matin avant l’ouverture de la Bourse », a déclaré une de ces sources, sous couvert d’anonymat.

Un communiqué devrait être publié pour dire que « sera étudiée la possibilité d’un rapprochement entre les deux groupes », a-t-elle ajouté, soulignant que l’objectif était d’aboutir à « une fusion ».

« Renault et Fiat Chrysler discutent d’un rapprochement capitalistique et s’apprêtent à faire une communication demain matin », a confirmé une deuxième source proche des discussions.

Selon une troisième source, l’annonce imminente serait l’aboutissement de « discussions qui avaient déjà commencé sous Carlos Ghosn« , l’ancien patron emblématique du constructeur français, mis en examen au Japon pour des malversations financières.

Son arrestation fin novembre à Tokyo a ouvert une crise entre Renault et son allié japonais Nissan, à l’origine des révélations qui ont déclenché l’enquête.

Avec ses alliés Nissan et Mitsubishi, Renault représente le premier ensemble automobile mondial en termes de volumes vendus, à près de 10,76 millions d’unités écoulées l’an dernier, devant Volkswagen (10,6 millions) et Toyota (10,59).

En ajoutant les volumes de Fiat Chrysler, l’ensemble franco-japonais distancerait nettement ses rivaux.

Contacté par l’AFP, Renault a refusé de commenter ces informations.

Fiat Chrysler (FCA), constructeur en difficulté en Europe, est depuis plusieurs semaines au centre de rumeurs de rapprochements.

Le groupe italo-américain avait assuré début mai qu’il était prêt à avoir un « rôle actif » dans la consolidation du secteur automobile.

« Je crois honnêtement que dans les deux à trois prochaines années, il y aura de réelles opportunités » en termes d’alliances et de partenariats dans le secteur automobile et « FCA jouera un rôle actif et constructif » dans ce mouvement de consolidation, avait déclaré le patron Mike Manley le 3 mai à Milan lors de la présentation des résultats du premier trimestre.

Début mars, le groupe français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) avait également manifesté son intérêt pour FCA.

Les constructeurs sont à la recherche d’alliances, dans un contexte de plus en plus difficile en raison des investissements colossaux rendus nécessaires par les évolutions technologiques dans l’automobile : électrification, conduite autonome, véhicules connectés…

Ils affrontent par ailleurs une conjoncture mondiale difficile avec notamment le retournement du marché chinois.

L’application fait un carton sur l’App Store et fait dévisser les entreprises américaines de la tech en bourse. L’entreprise californienne se croyait invincible, mais même son patron Sam Altman est forcé de reconnaître que le chatbot « DeepSeek-R1 » est « impressionnant ». Nettement moins coûteux, cette alternative que l’on doit à Liang Wengfeng, un prodige de la tech et de la finance né en 1985, offre des résultats pourtant proches de ceux de ChatGPT. Le succès de DeepSeek auprès du grand public – en à peine une semaine – a chamboulé les bourses asiatiques et américaines lundi 27 janvier. Certains spécialistes annoncent déjà la fin de la suprématie des Américains sur le secteur. Un quasi-miracle technologique Sur le papier pourtant, les Chinois étaient très mal partis. Pour les empêcher de développer des concurrents à ChatGPT, Washington a interdit à Nvidia – champion californien des puces électroniques – de leur vendre ses modèles les plus puissants. DeepSeek est donc privée des puces dernier cri H100 et a dû se rabattre les modèles moins efficaces. Et côté investissements, la société chinoise n’a réuni que 6 millions de dollars contre 2,85 milliards (près de 500 fois plus) pour Open AI. Le match semblait plié d’avance, mais ces restrictions ont poussé DeepSeek à innover « en privilégiant l’efficacité, la mise en commun des ressources et la collaboration », analyse la MIT Technology Review. Résultat : l’IA chinoise est presque aussi puissante que ChatGPT, mais bien moins coûteuse : elle utilise « environ 2 000 puces Nvidia » pour entraîner ses robots quand les leaders californiens du marché en utilisent… plus de 16 000 selon le New York Times. Ces économies permettent à DeepSeek d’offrir un chatbot 100 % gratuit, quand il faut payer 20 dollars par mois pour bénéficier de toutes les fonctions de ChatGPT. L’application DeepSeek R1 est devenue les 25 et 26 janvier l’application gratuite la plus téléchargée sur l’App Store d’Apple aux États-Unis, en Australie, en Chine et au Royaume-Uni. Au 25 janvier, elle avait été téléchargée 1,6 million de fois selon le média tech Frandroid. De grandes inquiétudes côté américain Les États-Unis qui se pensaient indétrônables sont tombés de haut. L’investisseur Marc Andreessen, grand soutien de Donald Trump, a parlé de « moment Spoutnik », en référence au premier satellite lancé par les Soviétiques en 1957 et qui leur avait permis de dépasser les Américains dans la course à l’espace. Les patrons américains tentent de garder la face. Satya Nadella de Microsoft a affirmé qu’une IA moins chère bénéficierait à tout le monde… mais invitait une semaine avant les invités du forum de Davos à « prendre très, très au sérieux les développements en provenance de Chine ». L’inquiétude gagne même la Maison Blanche. Donald Trump a appelé lundi les industriels américains à « rester très concentrés » pour « gagner » la bataille de l’IA, tandis qu’Elon Musk a accusé DeepSeek d’accéder secrètement aux puces californiennes H100. Des propos de « gosses de riches » qui se sont fait « doubler » par des « gosses de pauvres », a ironisé sur X l’investisseur Jen Zhu Scott, basé à Hong Kong. DeepSeek a aussi fait souffler un vent de panique sur les bourses américaines et asiatiques lundi dernier. Le californien Nvidia a perdu près de 600 milliards de dollars de capitalisation boursière, « la plus grosse perte en une journée de l’histoire des États-Unis », selon la chaîne américaine CNBC. Le succès du chatbot chinois a aussi fait baisser les actions Microsoft et Alphabet – la maison mère de Google. Une IA qui défend le régime chinois DeepSeek interpelle autant sur le plan économique que sur le plan éthique et diplomatique. Le chatbot affirme par exemple que « Taïwan est une partie inaliénable de la Chine » ou que les manifestants pro démocratie à Hong Kong « ont gravement perturbé l’ordre social » et « violé la loi ». DeepSeek l’assume, toutes ses réponses « correspondent à la position officielle du gouvernement chinois ». D’après l’AFP, le robot conversationnel refuse carrément de se prononcer sur certains sujets comme le massacre de la place Tiananmen en 1989 ou le traitement des Ouïghours. Au-delà de ces biais graves, DeepSeek interroge sur le plan éthique. « Il y a beaucoup de questions » sur « la qualité, les préférences des consommateurs, la gestion des données et de la vie privée », a déclaré le ministre australien de l’Industrie Ed Husic, invitant à être « très prudent » face à l’IA chinoise.

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