Afrique du Sud : l’ex-chef de l’opposition claque la porte du Parlement et son parti

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Le chef démissionnaire de l’opposition sud-africaine, Mmusi Maimane, a annoncé jeudi qu’il renonçait également à son siège de député et qu’il quittait son parti, l’Alliance démocratique (DA), déchiré par un débat sur la question raciale.

Premier dirigeant noir de l’histoire de la DA depuis 2015, M. Maimane a lancé mercredi un pavé dans la mare en renonçant à ses fonctions de chef de parti.

Devant la presse, il a expliqué sa décision par les “attaques coordonnées” d’une frange du mouvement, encore largement considéré comme un “parti de Blancs”, qui s’opposait à sa politique d’ouverture en faveur de la majorité noire du pays.

La DA n’est pas le meilleur outil pour promouvoir une politique visant à bâtir une seule Afrique du Sud

La DA a été fondée en 2000 par la réunion de trois partis issus de la minorité blanche du pays.

“La DA n’est pas le meilleur outil pour promouvoir une politique visant à bâtir une seule Afrique du Sud”, a tranché M. Maimane.

Jeudi, l’ex-dirigeant politique, 39 ans, a annoncé qu’il abandonnait aussi son siège de député, qu’il occupait depuis 2014, et rendait sa carte du parti.

“J’ai démissionné aujourd’hui de la DA et du Parlement”, a-t-il écrit sur son compte Twitter. “Servir le peuple d’Afrique du Sud a été mon plus grand honneur et je vais continuer à le faire”, a-t-il poursuivi, sans plus de détails.

Sous sa direction, l’Alliance démocratique a remporté un succès historique aux élections locales en 2016 en ravissant au Congrès national africain (ANC) au pouvoir la tête de municipalités emblématiques comme Johannesburg et Pretoria.

Mais le parti a subi un cuisant échec en mai lors des élections générales en ne recueillant que 20,6% des voix, en nette baisse, loin derrière l’ANC qui a conservé sa majorité.

Son ancienne cheffe Helen Zille, une Blanche qui a suscité la polémique en saluant les aspects “positifs” du colonialisme, menait depuis des mois la fronde contre M. Maimane.

Un quart de siècle après la chute du régime de l’apartheid, la question raciale continue à hanter l’Afrique du Sud.

AFP

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