Que s’est-il réellement passé au Mali avec les soldats français, accident ou attaque ? Réponse

EDITORS NOTE: Graphic content / The dead and injured are evacuated following a suicide bomb attack that ripped through a camp grouping former rebels and pro-government militia in Gao, in the troubled northern Mali left 50 people dead on January 18, 2017 in Gao. Malian president's office ordered three days of national mourning following the attack, the worst in the country in recent years. / AFP PHOTO / STRINGER

On se demande maintenant ce qui s’est exactement passé dans l’accident d’hélicoptères qui a coûté la vie à 13 soldats français au Mali alors qu’ils combattaient des djihadistes. L’Etat Islamique a-t-il vraiment quelque chose à y voir ?

Jeudi, le groupe Etat Islamique par sa branche au Sahel, a revendiqué la responsabilité de de la mort des soldats français et indiqué être à l’origine de l’accident d’hélicoptère. Le groupe a indiqué avoir tiré sur un des deux appareils et, après l’avoir touché, il aurait perdu le contrôle et heurté le second. L’État islamique-Province d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), se dit donc responsable de la mort de ces soldats français et écarte de son côté la thèse de l’accident évoquée par l’Elysée.

Seulement , cette annonce a fait réagir les autorités militaires au plus haut niveau et c’est le général Lecointre, chef d’Etat-Major des armées françaises, qui vient apporter lui-même un démenti formel à la revendication de l’EI. Sur les antennes de RFI le général François Lecointre a indiqué formellement que ce qui est arrivé au Mali, était un accident et non le fruit d’une attaque.

« C’est absolument faux. Ce qui est vrai – on l’a dit -, et dans l’état actuel des connaissances que l’on a, je ne m’aventurerai certainement pas au-delà : il y a collision entre deux hélicoptères, dans une opération de combat très complexe qui nécessite dans une opération et dans une ambiance dure de concentration de combat, de mesure des risques, une très fine coordination. Et cette coordination qui est rendue complexe par le combat, qui fait partie même du combat, a entraîné cet accident.

Mais pour autant, il n’y a pas eu de prise à partie par les djihadistes, qui étaient poursuivis et qui étaient marqués d’une certaine manière au sol. Et il n’y a pas eu donc de retrait d’un appareil face à un tir des djihadistes. L’armée française dit la vérité. Je pense que c’est important de bien le mesurer. En tout cas, ce dont je peux absolument témoigner aujourd’hui, et je ne m’aventurerai jamais à dire quelque chose qui ne soit pas strictement vrai, c’est qu’il n’y a pas eu de tirs des djihadistes sur nos hélicoptères », a déclaré Lecointre.

Si donc la mort de ces soldats est le fruit d’un regrettable accident et non d’une attaque d’insurgés islamistes, il est donc important pour la France des révéler les circonstances et les causes de cette collision entre deux appareils modernes, équipés de technologies de dernières générations et pilotés par des hommes expérimentés et extrêmement bien formés. Sans cela, cette suspicion restera comme une tâche dans la tête des maliens et autres africains qui croient déjà que la France ne dit pas tout.


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