Mouammar Kadhafi soupçonné d’avoir participé à l’assassinat de Thomas Sankara

L’ancien président tchadien Goukouni Weddeye s’est confié dans Combattant, une vie pour le Tchad, aux éditions Espaces et Signes. Au micro de RFI, Goukouni Weddeye soupçonne le régime de Khadafi d’avoir participé au renversement du régime de Thomas Sankara.

15 octobre 1987,  l’Afrique perdait un valeureux homme d’Etat. Jeune et porteur d’une idéologie prospère pour le continent noir, Thomas Sankara s’éteignît sous les balles d’un commando. Trente ans plus tard, on ignore toujours qui a commandité l’assassinat, l’a encouragé ou laissé faire. Ce, malgré que la justice burkinabè s’est engagée à élucider cette affaire et rendre justice à qui de droit.

Soumis à l’exercice de question réponse au micro de RFI, l’ancien président tchadien Goukouni Weddeye âgé de 75 ans, s’est confié dans Combattant, une vie pour le Tchad, aux éditions Espaces et Signes. Dans son intervention, Goukouni Weddeye soupçonne Mouammar Kadhafi d’avoir encouragé l’assassinat de Thomas Sankara.

En effet, Goukouni Weddeye logeait dans un hôtel de Ouagadougou en octobre 1987, six jours avant la mort de Thomas Sankara. A l’en croire, le frère d’armes de Thomas Sankara, Blaise Compaoré, aurait pris contact avec une délégation libyenne dirigée par Mahamat Ali.C qui serait dans le même hôtel Silmande de Ouagadougou, dans les 6 jours qui ont précédé la mort de Thomas Sankara. Selon Goukouni Weddeye, le régime libyen d’alors, dirigé par Mouammar Kadhafi aurait encouragé Blaise Compaoré dans ses intentions de venir à bout de son frère d’armes.

« Mais Thomas Sankara est une grande figure de la cause anti-impérialiste comme Khadafi, pourquoi les libyens voudraient-ils neutraliser le chef de la révolution burkinabè ? » Lance le journaliste Christophe Boisbouvier à Goukouni Weddeye qui répond: « Pourquoi ils ont tenté le coup d’Etat à N’djamena contre moi en 1981, pourtant j’étais en bon terme avec les libyens ? » S’est-il interrogé  avant d’ajouter : « dans la mentalité du colonel Khadafi, soit tu es avec lui, soit tu ne l’es pas »

« D’après la réaction de Compaoré…soit il est allé informer la délégation libyenne de ses intentions ou la délégation libyenne avait quelques choses et a travaillé avec Blaise Compaoré », a-t-il conclu.

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