Les armées du G5 Sahel assiégées s’associent à la France pour vaincre les extrémistes

Cinq États ouest-africains ont convenu lundi de combiner leurs forces militaires avec la France, alors qu’ils recherchent des stratégies efficaces contre la montée des attaques des extrémistes.

La nouvelle structure de commandement centrale, nommée Coalition pour le Sahel, rassemble les États du G5, les forces françaises et toutes les futures troupes, dans le but de permettre des opérations conjointes, un meilleur partage des renseignements et un temps de réponse plus rapide dans les zones frontalières reliant le Niger, le Mali et le Burkina Faso. , où l’insurrection est à son pire.

Les forces du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Tchad, Niger et Mauritanie) sont de plus en plus attaquées par des djihadistes qu’ils ont été envoyés combattre.

Dans cet article, nous relatons les principales attaques de l’année écoulée.

Niger

  • Le 9 janvier de cette année, 89 soldats sont tués lors d’une attaque contre un camp militaire à Chinegodar, dans la région ouest de Tillaberi, près de la frontière avec le Mali. Au cours de l’attaque, 77 «terroristes» sont «neutralisés» selon les autorités nigériennes. Il s’agit de la pire attaque djihadiste de l’histoire du Niger.
  • Le 10 décembre 2019, dans la même région, 71 soldats sont tués dans une attaque revendiquée par le groupe État islamique, qui voit des centaines de djihadistes attaquer un camp près de la frontière avec le Mali.
  • Le 14 mai, 28 soldats sont tués près de Tillaberi dans la même région frontalière du Niger avec le Mali et le Burkina Faso après une embuscade. L’État islamique revendique sa responsabilité.

Mali

  • Le 18 novembre 2019, 43 soldats maliens sont tués lorsque leur patrouille est attaquée à Tabankort, dans la région nord-est de Menaka, alors qu’ils menaient une opération conjointe avec les forces nigériennes.
  • Le 1er novembre, lors d’un raid djihadiste sur une base militaire à Indelim, dans la région orientale de Menaka, près de la frontière avec le Niger, des hommes armés ont abattu 49 soldats maliens. L’attaque est revendiquée par des militants alliés à l’État islamique.
  • Le 30 septembre, 40 soldats sont tués à Mondoro et Boulkessy, dans le centre du Mali, dans deux camps militaires près de la frontière avec le Burkina Faso. Un groupe lié au Sahel lié à Al-Qaïda, le GSIM , revendique la responsabilité.
  • Le 17 mars, 26 personnes sont tuées dans un camp militaire à Dioura, dans le centre du Mali, lors d’une attaque également revendiquée par le GSIM .

Burkina Faso

  • Le 24 décembre 2019, une attaque contre la base militaire et la ville d’Arbinda, dans le nord du pays, par quelque 200 djihadistes lourdement armés fait sept morts et 35 civils. Il s’agit de la pire attaque djihadiste du pays depuis cinq ans.
  • Le 19 août 2019, 24 soldats sont morts lors d’une «attaque majeure» sur une base militaire à Koutougou dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali. Il s’agit de la frappe la plus meurtrière contre l’armée burkinabè.

Tchad

  • Le 22 mars 2019, 23 soldats tchadiens sont tués dans le sud-ouest du Tchad lorsqu’ils sont attaqués par des djihadistes de Boko Haram sur leur position à Dangdala. Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée tchadienne depuis le début de la lutte anti-islamiste.

AFP

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