L’ultime journée des phases de classement de la Ligue des Champions a été marquée par l’élimination grotesque de l’Olympique de Marseille. Et si cette élimination a été rendue possible, en plus de la lourde défaite des Olympiens face à Bruges (0-3), c’est aussi parce que le Real Madrid s’est complètement troué dans son match. La formation madrilène s’est inclinée (2-4) face à Benfica et a concédé un but… du gardien lisboète Anatoliy Trubin dans les dernières secondes. Un but qui a donc permis à Benfica de passer devant l’OM au goal average et qui est venu clôturer un match dans lequel le Real Madrid, décevant, a terminé à 9 après les expulsions de Rodrygo et Raul Asencio.
Une défaite indigne pour une équipe comme le Real Madrid qui commence d’ailleurs sérieusement à inquiéter. Après la rencontre, Kylian Mbappé avait notamment passé un coup de gueule. «Il nous manque un peu de tout. Je ne dirais pas que c’est juste un problème d’attitude ou de jeu, je pense que c’est un problème général, et en Ligue des Champions, chaque détail compte. Si on ne donne pas tout pour gagner un match… Je n’ai pas d’explication claire. Benfica jouait pour sa vie. Mais pas nous. C’est tout, c’est pour ça que nous avons perdu. Ils jouaient pour gagner et pas nous. On manque de constance dans notre jeu, c’est un problème qu’on va devoir résoudre. On ne peut pas être bons un jour et mauvais le lendemain, ce n’est pas le propre d’une équipe championne. C’est dur à encaisser parce qu’on voulait profiter du mois de février pour progresser, mais on mérite tout simplement notre position actuelle. » Une analyse partagée par Jude Bellingham qui expliquait aussi ne pas comprendre les récentes performances de son équipe. «C’est horrible de perdre comme ça, je n’ai plus de mots pour certains de ces matchs, il faudra qu’on les analyse demain et qu’on y regarde de plus près. Je ne sais vraiment pas quoi en penser».
Une équipe en crise
De son côté, comme à son habitude depuis son arrivée, le coach Álvaro Arbeloa a décidé de prendre la défaite sur ses épaules et protéger ses joueurs. «J’assume l’entière responsabilité de cette défaite, comme à Albacete. Je me sens pleinement responsable quand les choses tournent mal. Mais nous ne sommes pas éliminés de la Ligue des Champions ; il nous reste deux matchs. Et nous allons les disputer avec acharnement. Il nous a manqué beaucoup de choses. Vraiment beaucoup. C’était un match de Ligue des Champions contre une équipe qui jouait sa survie devant son public. Ils ont joué avec intensité, ils ont très bien attaqué. Il n’y a pas qu’une seule raison ; il nous a manqué beaucoup de choses pour battre Benfica aujourd’hui.» Mais du côté de la presse madrilène cette défaite commence à sérieusement inquiéter. Car le Real Madrid affiche un visage assez décevant dans tous les compartiments du jeu et surtout dans le secteur défensif. Le quotidien Marca évoque ce jeudi matin «les nombreuses faiblesses du Real Madrid» mais estime aussi que le vrai problème est ailleurs. «Le problème vient d’en haut. Il faut rappeler à l’ordre le président du club. Florentino Pérez a perdu le contrôle. L’équipe lui échappe », explique le journaliste Roberto Gómez dans Radio Marca.
Du côté de AS, on s’inquiète surtout de la nouvelle performance défensive du Real Madrid et de la grosse différence d’intensité entre les deux équipes hier. Avec une statistique accablante : le Real Madrid a encaissé 12 tirs cadrés, soit plus qu’à Anfield, et a parcouru 10 kilomètres de moins que Benfica. Courtois a réalisé 7 arrêts. Trop pour une équipe comme le Real Madrid. La presse catalane évoque également le retour de la crise au Real Madrid qui ne parvient pas à remonter la pente. Le Mundo Deportivo est aussi sceptique sur Arbeloa et sa capacité à relever le Real Madrid. De son côté, Sport évoque une performance décevante et des tensions entre les joueurs alors que Arda Guler a été aperçu en train de s’emporter après sa sortie en fin de rencontre. En bref, le Real Madrid traverse une nouvelle période très délicate et il va falloir s’accrocher pour la suite de la saison. Car pour le moment, les signaux ne sont pas rassurants. Loin de là.









