Google+ ferme ses portes après une faille de sécurité

Google a annoncé que son réseau social avait été touché par une faille de sécurité. Au total, les données personnelles de quelque 500.000 utilisateurs ont été exposées. La nouvelle a été annoncée dans la soirée du lundi 8 octobre après que Google a révélé que son réseau social avait été affecté par une faille de sécurité informatique.

Une faille qui a entraîné l’exposition des données personnelles d’environ 500.000 utilisateurs du réseau social, a fait savoir le géant de la Silicon Valley, en passe de créer un nouveau scandale sur le manque de protection des données des utilisateurs des réseaux sociaux.

En mars, lors d’un audit de sécurité interne, baptisé Project Strobe, de Google+, auquel sont automatiquement inscrites les personnes possédant une adresse gmail, le groupe de Mountain View (Californie) a découvert une faille qu’il a « immédiatement » colmatée. Le nom des propriétaires de 500.000 comptes, leur adresse électronique, leur profession, leur sexe et leur âge sont les principales données auxquelles des parties tierces ont pu avoir accès, assure Google dans un post de blog.

Des données postées par les utilisateurs, comme des messages, des informations sur le compte Google ou des numéros de téléphone, n’ont pu être vues ni consultées, ajoute Google, avançant toutefois qu’il ne pouvait identifier avec certitude les utilisateurs touchés par la faille, ni leur localisation. Jusqu’à 438 applications auraient pu profiter de cette faille informatique, qui a existé de 2015 à début mars 2018.

Un délai d’information du public trop long ?

Les développeurs d’applications n’étaient pas au courant de la faille, affirme encore l’entreprise, et ne se seraient donc pas servis des données exposées: « Nous n’avons pas trouvé de preuve montrant que les données ont été employées de façon inappropriée ». Google ne dit pas, si cette faille de sécurité est due à un piratage informatique et ne donne pas non plus les raisons pour lesquelles il a attendu plusieurs mois pour rendre publique cette information.

D’après le Wall Street Journal, les dirigeants du groupe craignaient d’attirer l’attention des régulateurs et redoutaient un traitement identique à celui réservé à Facebook suite au scandale Cambridge Analytica. Cette société britannique est accusée d’avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles d’utilisateurs du réseau social américain, à des fins politiques. « A chaque fois que des données d’un utilisateur sont affectées, nous faisons plus que ce que nous demande la loi et appliquons plusieurs critères pour déterminer si nous devons le notifier », a affirmé un porte-parole de Google.

En l’espèce, les raisons ayant motivé le silence de l’entreprise sont la nature des informations dévoilées, l’absence d’utilisation inappropriée des données exposées et le fait qu’il n’était pas possible de déterminer avec précision quels utilisateurs informer, affirme le groupe. Google+, qui revendique des millions d’utilisateurs, est principalement utilisé par des professionnels s’intéressant à des sujets bien spécifiques et pouvant consulter les mises à jour de leurs contacts via des « cercles ».

Ces derniers sont en fait des groupes de contacts créés par l’utilisateur selon les critères de son choix -intérêts, catégories de clients, relations- et au sein desquels, il est possible de décider du contenu qui sera partagé. Il est aussi possible de créer des communautés au sein desquelles les participants peuvent échanger, dialoguer et partager de l’information sur des thématiques précises, tandis que le système de dialogue vidéo (Google Hangout) permet de tenir des téléconférences.

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