France – Professeur décapité: onze personnes désormais en garde à vue

Des arrestations ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi à Evreux et en région parisienne, dans le cadre de l’enquête sur la décapitation de Samuel Paty, professeur d’histoire, vendredi à Conflans-Sainte-Honorine.

L’enquête sur l’assassinat, suivi de la décapitation, le 16 octobre, de l’enseignant du collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), est menée au pas de charge. Dans la nuit de vendredi à samedi, une première opération s’est déroulée à Evreux (Eure), au domicile du terroriste. Les policiers y ont interpellé quatre personnes de son entourage, ses parents, son grand-père et son petit frère.

En dehors des quatre membres de la famille du terroriste, plusieurs proches sont actuellement en garde à vue. Le parent d’élève à l’origine des vidéos demandant une mobilisation contre l’enseignant a également été interpellé. Une onzième personne a été placée en garde à vue dimanche matin.

Depuis le vendredi 16 octobre, la France est plongée dans l’effroi. Abdoullakh Anzorov, un jeune homme de 18 ans, a décapité Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie. L’assaillant a ensuite rapidement été abattu par des policiers qui cherchaient à le neutraliser, selon les éléments donnés par le procureur général du Parquet national antiterroriste, Jean-François Ricard.

Abdoullakh Anzorov était un jeune Russe tchétchène né à Moscou en 2002. Il avait obtenu le 4 mars 2020 un titre de séjour valable jusqu’en mars 2030. Il avait le statut de réfugié et habitait à Evreux, dans l’Eure. Il n’avait plus de liens avec Moscou depuis 2008, a assuré l’ambassade de Russie. “Ce crime n’a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis douze ans et avait été accueilli” par le pays, a déclaré aux agences de presse russes un porte-parole de la représentation russe à Paris.

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