Chelsea : les joueurs ont délibérément contrecarré les plans de Liam Rosenior.

« Chelsea s’est séparé aujourd’hui de son entraîneur principal, Liam Rosenior. Nous tenons à exprimer notre gratitude envers Liam et à son équipe pour tous leurs efforts durant leur passage au sein du club. (…) Le club n’a pas pris cette décision à la légère, mais les résultats et les performances récents sont en deçà des attentes, alors que la saison est encore longue. Chelsea souhaite à Liam beaucoup de succès pour l’avenir ». Mercredi soir, Chelsea annonçait le licenciement de Liam Rosenior, après trois mois à la tête des Blues seulement.

Et ce, alors qu’il avait signé un contrat de cinq ans et demi. La crise sportive traversée par les Blues – cinq défaites sur les cinq dernières journées de Premier League – et cette terrible huitième position au classement de la Premier League ont eu raison de l’ancien du Racing. Mais comme le révèle la BBC dans un article à la fois intéressant et un peu consternant, celui qui est qualifié d’« entraîneur LinkedIn » par ses trolls outre-Manche n’a pas du tout aidé par ses joueurs.

Il n’a jamais convaincu ses joueurs

Effectivement, d’entrée, les joueurs de Chelsea n’étaient pas forcément convaincus par son profil, notamment à cause de son manque d’expérience en Premier League. C’était surtout vrai auprès du contingent hispanophone de l’équipe, très sceptique sur sa nomination. Les noms d’Enzo Fernandez et de Marc Cucurella sont cités. Seul le clan des joueurs anglais a plus ou moins été du côté de Rosenior, du moins, au départ. Mais de façon générale, les joueurs n’ont jamais adhéré aux méthodes ni au leadership du manager anglais. Les différentes fuites ou sorties médiatiques remarquées, de Fernandez concernant Madrid notamment, s’expliquent justement par un manque de respect global des joueurs envers leur coach.

Des sources proches des joueurs indiquent aussi qu’au départ, Rosenior semblait vouloir suivre la ligne directrice marquée par Enzo Maresca, mais que c’est quand il a décidé de changer les choses et d’imposer sa méthode qu’il s’est mis les joueurs à dos. Certains choix tactiques ont aussi fait débat en interne, comme une approche peut-être un peu trop kamikaze face au Paris Saint-Germain en Ligue des Champions. Si Rosenior a eu du mal à gagner le respect des joueurs, que dire de son staff. Son adjoint James Walker a par exemple été surnommé « prof remplaçant » par un des joueurs de l’équipe. Autant dire que le futur coach londonien sait qu’il va devoir composer avec un vestiaire difficile.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *