Cameroun : couvre-feu de 48 heures dans les régions anglophones

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Cameroun : couvre-feu de 48 heures dans les régions anglophones

Un couvre-feu de 48 heures a été décrété dans la plupart des villes des deux régions anglophones du Cameroun à la veille de la célébration lundi du premier anniversaire de la proclamation symbolique de l’indépendance du Cameroun anglophone, a appris dimanche l’AFP de sources officielles.

Ce couvre-feu dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest est en vigueur dimanche et lundi, “de jour comme de nuit” et implique en particulier l’interdiction des transports “publics et privés” ainsi que “la fermeture des entreprises et des débits de boisson”, selon le sous-préfet de Buea, chef-lieu de la région du Sud-Ouest.

Les “mesures spéciales” prises par crainte de violences provoquées par les séparatistes anglophones, incluent également à Buea la “suspension d’activités de loisirs, qu’elles soient culturelles, sociales ou sportives”, selon le sous-préfet.

Un couvre-feu de 48 heures a également été instauré à Limbe, cité balnéaire du Sud-Ouest, ainsi qu‘à Tiko.

Dans le Nord-Ouest, le gouverneur Adolphe Lele Lafrique, a aussi annoncé un couvre-feu pour dimanche et lundi.

Rassemblements de plus de 4 personnes interdits

“La circulation des personnes d’une subdivision (localité) à une autre dans les régions du Nord-Ouest est interdite pour une période de 48 heures du dimanche 30 septembre au lundi 1er octobre”, a-t-il décidé.

“Pendant cette période, les rassemblements publics et les réunions de plus de quatre personnes seront strictement interdits”, a-t-il ajouté. Il a précisé  que la circulation des motos est “complétement suspendue”. Bars etdiscothèques devront également rester fermés.

Ce couvre-feu intervient  à une semaine de la présidentielle du 7 octobre au Cameroun où les séparatistes entendent “célébrer” le premier anniversaire d’une proclamation symbolique d’“indépendance”, le 1er octobre 2017.

A l‘époque, au moins 40 manifestants avaient trouvé la mort dans des violences policières, selon le centre d’analyse International Crisis Group (ICG) qui avait compté “des dizaines de milliers de manifestants” dans les régions anglophones.

Les capitales régionales, Buea (Sud-Ouest) et Bamenda (Nord-Ouest), avaient été quadrillées par les forces de sécurité qui avaient arrêté des dizaines de personnes dans les violences qui ont suivi cette proclamation symbolique.

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