Jocelyne Alabi Ngbwa, c’est la jeune femme qui avait été reconnue coupable du vol du bébé de Vanessa Tchatchou. C’était en octobre 2012. Mais depuis le 21 juillet 2018, cette dernière reste introuvable. Elle n’occupe plus sa cellule dans la prison centrale de Kondengui. L’on est sans nouvelle d’elle et les responsables de la prison disent ne pas comprendre comment elle a pu échapper à la vigilance des gardiens.

Jocelyne Alabi Ngbwa  avait été condamnée à 25 ans de prison pour coaction d’enlèvement aggravé de mineur ayant entraîné la mort. Si Jocelyne Alabi Ngbwa n’était pas la jeune femme condamnée pour le vol du bébé de Vanessa Tchatchou, l’affaire serait passée inaperçue.

Les faits remontent au 20 août 2011. Vanessa Tchatchou, 17 ans, accouche d’un bébé qui doit être placé en couveuse. Quelques heures après sa naissance, le bébé disparaît. Vanessa décide de ne pas quitter son lit d’hôpital. Pendant près de huit mois, la jeune fille réclame son bébé à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso. Elle en sera éjectée de force le 12 avril 2012 par l’actuel directeur de la formation hospitalière, alors nouvellement nommé.

Les voix vont s’élever, ce qui va conduire à l’arrestation de trois individus dont Jocelyne Alabi Ngbwa, qui avait prétendu avoir enlevé le bébé de Vanessa à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso, avec la complicité de Charles Abialina. La jeune femme avait expliqué avoir pris le bébé comme preuve de la grossesse qu’elle avait annoncé à son compagnon, Pamen Siranho.

Jocelyne Alabi Ngbwa disait avoir prétexté une grossesse pour retenir l’attention de son amoureux qui, semble-t-elle s’éloignait de jour en jour. Une tromperie qui motivait  l’enlèvement du bébé. Pour finir, la jeune fille a affirmé que le bébé qu’elle avait volé est mort.

Vanessa Tchatchou, elle, reste convaincue que son bébé est toujours en vie. Les procédures judiciaires engagées à l’époque par son avocat visant une magistrate soupçonnée du vol de ce nouveau-né sont restées sans suite.

 

Crédit photo: journalducameroun