La direction de Manchester United n’aura pas traîné. Comme redouté par une partie de la presse anglaise, les propos de Ruben Amorim tenus hier lui ont été fatals. « Je suis venu ici pour être le manager de Manchester United, pas pour être son entraîneur. C’est clair. Je sais que je ne m’appelle pas (Thomas) Tuchel, ni (Antonio) Conte, ni (José) Mourinho, mais je suis l’entraîneur de Manchester United. Ça va rester comme ça pendant 18 mois ou jusqu’à ce que le conseil d’administration décide de changer. C’est ce que je voulais dire, je veux en finir avec ça. Je ne vais pas démissionner. Je ferai mon travail jusqu’à ce que quelqu’un d’autre vienne me remplacer », avait déclaré le coach portugais.
Cette sortie polémique a souligné la tension grandissante entre Ruben Amorim et le directeur du football Jason Wilcox, aussi bien sur le mercato hivernal à venir que sur l’aspect tactique. Les deux hommes étaient en désaccord sur ces sujets, et le fait de voir l’entraîneur lusitanien étaler son dépit face à la presse n’allait rien arranger à la situation. Et elle a pris une tournure décisive ce matin. Comme révélé par Fabrizio Romano et The Athletic, la direction mancunienne a pris la décision de virer Ruben Amorim, et l’a depuis officialisée. « Ruben Amorim quitte son poste d’entraîneur principal de Manchester United. Alors que Manchester United occupe la sixième place de la Premier League, la direction du club a pris la décision, à contrecœur, qu’il était temps d’opérer un changement. Cette décision offrira à l’équipe les meilleures chances de terminer le championnat le plus haut possible. Le club tient à remercier Ruben pour sa contribution et lui souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière. »
La greffe Ruben Amorim n’a jamais pris
Elle l’a informé ce matin de son choix, et ce dernier a pris acte. Le voilà donc limogé 14 mois après son arrivée, en provenance du Sporting CP. Elle s’accompagnait alors de grands espoirs, alors qu’il avait choisi de quitter un club où tout lui réussissait pour rejoindre le marasme mancunien. Malheureusement, la greffe n’a jamais pris. Ses choix tactiques n’ont pas fonctionné sur le long terme, et les débats ont souvent tourné en Angleterre autour de son fameux 3-4-3 qui a rarement donné satisfaction.
La direction pensait lui avoir donné des arguments sportifs suffisants lors du dernier mercato estival avec notamment Mbeumo et Cunha, mais MU a vite été décroché au classement de la Premier League. Seulement victorieux de 24 rencontres en 63 matches sur le banc de Manchester United, Ruben Amorim a peu à peu perdu le fil, subissant aussi le feu nourri des critiques, toujours vives et abruptes lorsqu’il s’agit des Red Devils. Lui le grand fan de MU en était venu à attendre la fin de son contrat avec impatience. Le voilà relevé de ses fonctions plus vite que prévu.









