Mali: au moins 1500 combattants déposent les armes

 

L’opération « désarmement, démobilisation, réinsertion » (DDR), initié par le gouvernement malien depuis le 6 novembre à Gao (centre-est), est à trois semaines d’exécution et le bilan fait état de 1500 combattants qui ont déposé les armes. Cette opération se poursuivra jusqu’à la fin du mois en cours.

Selon le Général Mamadou Idrissa Coulibaly, coordinateur du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), environ 1500 combattants ont déposé les armes dans le cadre de l’opération DDR. Trois grandes agglomérations ont été principalement concernées par la DDR, jusqu’à présent, selon le site d’actualité en ligne « maliactu », Il s’agit de Tombouctou, Gao et Kidal, dans le centre et le nord du pays.  « Les premiers à déposer les armes sont les combattants d’une unité mixte, notamment composée de combattants de l’ex-rébellion (la CMA) et ceux des groupes armés proches de Bamako », a précisé le site d’actualité en ligne maliactu, lundi. L’action DDR intervient dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix signé en mai 2015 à Bamako entre le gouvernement malien et les rebelles Touareg.

La réintégration des ex-combattants, selon un communiqué antérieur de l’armée malienne, «se fera suivant un certain nombre de critères, notamment l’aptitude physique et l’enquête de moralité». Les anciens rebelles « aptes » seront intégrés dans les forces armées maliennes, et « ceux qui ne satisferont pas à la visite médicale seront renvoyés à d’autres fonctions de la vie civile », avait expliqué le général Mamadou  Coulibaly, à l’occasion du lancement de cette opération. Le défi sécuritaire demeure important au Mali. Les attaques terroristes sont récurrentes et sont généralement meurtrières. Plusieurs missions militaires étrangères sont opérationnelles sur le sol malien, dont la mission onusienne de maintien de la paix (Minusma), la force multinationale du G5 Sahel et la force française Barkhane. Cette dernière a mené une offensive dans la nuit de jeudi à vendredi, neutralisant une trentaine de terroristes dans le centre du Mali, dont le chef d’un groupe armé Hamadoun Kouffa.

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