Affaires Karim, Khalifa : Macky évacue ses deux K de conscience Sur France 24


Le choix en politique n’est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable. Et cette thèse de Raymond Aron n’aura fait que conforter la prééminence du jeu politique sur les normes démocratiques, au sein de notre landerneau politique national. Les affaires Karim Wade et Khalifa Sall demeurent en effet des « cas de conscience »indissociables à la volonté manifeste du Chef de l’Etat sortant d’évacuer systématiquement  pour avoir le champ libre en 2019.

Khalifa Sall, Karim Wade, deux mastodontes de la scène politique nationale dont leur isolement et leurs bisbilles avec Dame Justice ont fini  de convaincre les Sénégalais de la volonté du Président Macky de les écarter drastiquement de la course vers la présidentielle. Cette remarque est d’autant plus vraie que tous les actes qui ont été posés par le régime en place n’on consisté qu’à enfoncer ces deux leaders pour les empêcher d’avoir la possibilité de se présenter à la prochaine présidentielle. Quand, dans un Etat de droit ou supposé comme tel, le jeu politique est dessus du jeu démocratique, cela signifie clairement que celui qui préside aux destinées du pays est possiblement tenté d’user du pouvoir de la force pour faire passer ses desseins. Et avec le régime  en place, c’est la grande remarque que nombre de sénégalais ont dû faire nonobstant tout l’estime qu’ils ont toujours nourri à l’égard du Président Macky. A l’évidence, avec le Président Wade, un certain de nombre de prévarications avaient été notées et décidé les Sénégalais à le sanctionner en 2012. Mais le constat est qu’avec l’arrivée du Président Macky au pouvoir, ce faisceau de prévarications n’a fait qu’empirer au grand dam du peuple sénégalais. Quand au terme de toutes les manœuvres politiciennes concoctées par le régime, sur la grande chaine Française de télévision, France 24,le Chef de l’Etat revient sur ces dossiers qui ont entaché son image de  marque, c’est qu’il continue inexorablement à lutter contre ses deux K de conscience. Aujourd’hui même les enfants savent qu’après avoir obtenu un second mandat, quelle qu’en soit la formule qui sera spécifiée, le Président Macky fera en sorte  que Karim et Khalifa soient libérés de leurs étreintes. Ce qui ressemble fort bien à une « République royale » où le souverain n’en fait qu’à sa tête. Point barre.

Senegal 7

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *